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16/10/2007

Tricherie de Hans

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En 1904, une grande excitation gagna la communauté scientifique internationale, on pensait avoir enfin trouvé un  "animal aussi intelligent qu'un homme". Cet animal était un cheval de huit ans éduqué par un savant autrichien, le professeur Von Osten. Au grand étonnement de ceux qui venaient lui rendre visite, le cheval "Hans" semblait parfaitement comprendre les mathématiques modernes. Il donnait les bons résultats aux équations. Mais il savait aussi donner l'heure précise, reconnaître sur des photos des gens qu'on lui avait présentés quelques jours auparavant, résoudre des problèmes de logique.
Hans désignait les objets du bout du sabot, communiquait les chiffres en tapant sur le sol. Les lettres étaient frappées une à une pour former des mots allemands. Un coup pour le a, deux coups pour le b, trois pour c, etc.
On soumit le cheval Hans à toutes sortes d'expériences et l'animal montrait partout ses dons ... On l'étudia seul sans son maître afin d'être certain qu'il n'y avait pas un code de connivence entre eux, et là encore les résultats furent positifs. Les zoologistes, puis les biologistes, les physiciens et pour finir les psychologues et les psychiatres du monde entier vinrent voir Hans. Ils arrivaient sceptiques et repartaient décontenancés. Ils ne comprenaient pas où était le truc et finissaient donc par admettre que cet animal était un "cas". Le 12 septembre 1904, un groupe de 13 experts diplômés publiait un rapport rejetant toute possibilité de supercherie. Cela fit grand bruit à l'époque et le monde scientifique commençait à s'habituer à l'idée que cet animal était vraiment aussi intelligent qu'un homme.

Ce fut finalement Oskar Pfungst, l'un des assistants de Von Osten, qui trouva l'explication du phénomène.

Il remarqua que le cheval Hans se trompait dans ses réponses chaque fois que la solution du problème qui lui était soumis était inconnue des personnes présentes. Lorsqu'il se retrouvait seul devant des photos, des chiffres ou des phrases, il répondait n'importe quoi. De même, si on lui mettait des œillères qui l'empêchaient de voir l'assistance, il échouait systématiquement. La seule explication était donc que ce cheval Hans était un animal hyper-attentif qui, tout en tapant du sabot, percevait les changements d'attitude corporelle des humains de l'assistance. La récompense alimentaire était la motivation de cette attention forcée. Quand le pot aux rosés fut découvert, la communauté scientifique regretta tellement de s'être fait aussi facilement berner qu'elle bascula dans un scepticisme systématique devant toutes les expériences ayant trait à l'intelligence animale. On étudie encore dans la plupart des universités le cas de Hans comme un exemple caricatural de tricherie.

Pourtant, le pauvre Hans ne méritait ni tant de gloire ni tant d'opprobre. Après tout, ce cheval savait décoder toutes les attitudes humaines au point de se faire passer temporairement pour l'un des leurs.

Mais peut-être que l'une des raisons d'en vouloir à Hans est plus profonde : Il est désagréable de se savoir transparent pour les animaux.

Bernard Werber - ESRA.

 

L'humain qui se fait Kassé par un animal, c'est énorme :P ( mais pas autant que la réaction débile de l'humain véxé )

 

Stitch, vive les chevaux ! ( n'est-ce pas Ch'co ?! )

28/09/2007

Au nom d'Habracadabrah

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La formule magique «Habracadabrah» signifie en hébreu «Que cela se passe comme c'est dit» ( que les choses dites deviennent vivantes ). Au Moyen Age, on l'utilisait comme incantation pour soigner les fièvres. L'expression a été ensuite reprise par des prestidigitateurs, exprimant par cette formule que leur numéro touchait à sa fin et que le spectateur allait assister maintenant au clou du spectacle ( le moment où les mots deviennent vivants ? ). La phrase n'est cependant pas aussi anodine qu'il y paraît à première vue. Il faut inscrire la formule que constituent ces neuf lettres ( en hébreu on n'écrit pas les voyelles HA BE RA HA CA AD BE RE HA, ce qui donne donc : HBR HCD BRH ) sur neuf couches et de la manière suivante, afin de descendre progressivement jusqu'au «H» originel ( Aleph : qui se prononce Ha ) :


HBR HCD BRH
HBR HCD BR
HBR HCD B
HBR HCD
HBR HC
HBR H
HBR
HB
H


Cette disposition est conçue de manière à capter le plus largement possible les énergies du ciel et à les faire redescendre jusqu'aux hommes. Il faut imaginer ce talisman comme un entonnoir, autour duquel la danse spiralée des lettres constituant la formule HABRACADABRA déferle en un tourbillonnant vortex. Il happe et concentre en son extrémité les forces de l'espace-temps supérieur. Mais, outre cette signification donnée depuis la nuit des temps par les rabbins, on peut fournir a cette formule un autre sens : la naissance de notre univers.
H, Aleph : l'hydrogene
HB, Aleph-Beth ( a rapprocher d' "alphabet" ) : l'helium

HBR : l'oxygene.

En prononçant la formule HABRACADABRA, on ne fait pas qu'annoncer un tour de magie. On raconte le plus beau, le plus grand, le plus extraordinaire de tous les tours de magie : la naissance de notre univers-espace-temps-local

ESRA - Bernard Werber

 

J'ai essayé de faire passer mon mal de crane avec une formule style soeur Halliwell ... mais rien y fait :(

 

Stitch, qui doit travailler sa formule ...

21/09/2007

La Pensée

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Pensée

La pensée humaine peut tout.

Dans les années 50, un bateau container anglais transportant des bouteilles de madère en provenance du Portugal débarque en Ecosse pour livrer sa marchandise. Un marin s'introduit dans le container de réfrigération pour vérifier s'il ne reste plus rien à livrer. Nul ne sait qu'il est entré et on referme la porte du container alors que l'homme est encore à l'intérieur. Il tambourine sur les cloisons, mais personne ne l'entend et le bateau repart pour le Portugal.
Le marin trouve de la nourriture dans ce lieu mais il sait qu'il ne pourra pas survivre longtemps dans cette chambre froide. Il a pourtant la force de saisir un morceau de métal et il grave heure après heure, jour après jour, le récit de son terrible martyre. Il énonce avec une précision scientifique son agonie. Comment le froid l'engourdit, comment ses orteils et ses doigts gèlent. Comment son nez se transforme en pierre insensible. La morsure de l'air réfrigéré qui devient une véritable brûlure, son corps qui peu à peu devient un gros glaçon. Lorsque le bateau jette l'ancre à Lisbonne, on ouvre le container et on découvre l'homme mort de froid. On lit son histoire gravée sur les murs. Toutes les étapes de son calvaire y sont décrites avec force détails.
Mais le plus extraordinaire n'est pas là.

Le capitaine examine le thermomètre du container frigorifique. Il indique 20°. En fait, le système de réfrigération n'avait pas été activé durant tout le trajet du retour.
L'homme est mort de froid parce qu'il croyait que le système de réfrigération fonctionnait et qu'il s'imaginait avoir froid. Ce n'était que son imagination qui l'avait tué.

Bernard Werber - ESRA.

 

J'ai adoré cette histoire ( désolé msieur le marin ! )

Certains vont certainement douter, mais rappelez-vous vos rêves ... perso, ça m'arrive de tenir des objets, et les sensations sont réelles ... c'est fort un cerveau !

Stitch, même pas sur d'en avoir un :P

10:10 Publié dans ESRA | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Bernard Werber, ESRA, pensée

 
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