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17/01/2008

Piège Indien

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Les Indiens du Canada font usage d'un piège à ours des plus rudimentaires. Il consiste en une grosse pierre enduite de miel, suspendue à une branche d'arbre par une corde. Lorsqu'un ours aperçoit ce qu'il croit être une gourmandise, il s'avance et tente d'attraper la pierre en lui donnant un coup de patte. Il crée ainsi un mouvement de balancier et la pierre revient le frapper. L'ours s'énerve et cogne de plus en plus fort. Et plus il cogne fort, plus il se fait cogner. Jusqu'à son K.O. final.

L'ours est incapable de penser : "Et si j'arrêtais ce cycle de la violence?". Il ne ressent que de la frustration. "On me donne des coups, je les rends !", se dit-il. D'où sa rage exponentielle. Pourtant, s'il cessait de la frapper, la pierre s'immobiliserait et il remarquerait peut-être alors, une fois le calme rétabli, qu'il ne s'agit que d'un objet inerte accroché à une corde. Il n'aurait plus qu'à trancher celle-ci avec ses crocs pour faire choir la pierre et en lécher le miel.

Bernard Werber - ESRA

 

Tout est en place devant chez moi, Winnie l'ourson n'a qu'a bien se tenir :P

Stitch, qui s'est fait avoir avec un pot de chamallows 

 

10:10 Publié dans ESRA | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : esra, bernard werber, piege, ours, indien

09/01/2008

Grillon du métro

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L'histoire des grillons du métro parisien commence en 1900. Nul ne sait comment ils sont montés à Paris. Sans doute ont-ils voyagé clandestinement dans des cageots de légumes ou d'épices.

Débarqués dans la capitale, voici nos insectes aussi perdus que des provinciaux. La plupart meurent de froid. Les survivants squattent les endroits les plus chauds: fournils de boulangers et cuisinières de grands-mères. Enfin un petit groupe découvre la terre promise : le métro parisien.

Au ras du sol, entre les rails, règne du fait du frottement des roues un climat quasi tropical. Le ballast, formé de roche éruptive, stocke les calories libérées par les rames. La température entre les rails est de 27 degrés entre 4 et 5 heures du matin, et de 34 degrés entre 18 et 23 h.

Les grillons se nourrissent des miettes, des détritus, des papiers gras, brins de laine, et même des mégots qui traînent sur les ballasts. Entre deux rames, les mâles stridulent pour attirer les femelles. Lorsque celles-ci s'approchent, les mâles se réunissent entre les rails pour se défier au chant. Ceux qui stridulent le plus fort font fuir les autres. les grillons en viendront aux pattes si les mauvais chanteurs refusent de décamper. Puis les mâles et les femelles restent là à attendre le métro. Quant la rame arrivera, ils se placeront sous le rhéostat des voitures, là où l'air est le plus brûlant, pour se livrer à leurs ébats romantiques.

C'est à la station St Augustin qu'ils sont actuellement les plus nombreux et les plus faciles à observer. Ils ne craignent que deux choses : les araignées cracheuses de glu ( scytodes ) et les grèves qui font refroidir les rails.

Bernard Werber - ESRA

 

J'ai aucunes idées de où se trouve cette station de métro, mais à ce jour, ce n'est peut être plus vrai ...

Stitch, qui se dit qu'avec les dernières grèves, y en a qui ont du mourir de froid :/

10:10 Publié dans ESRA | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : esra, bernard werber, grillon, metro

14/12/2007

Essaimage

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Chez les abeilles, l'essaimage obéit à un rite insolite. Une cité, un peuple, un royaume tout entier, au summum de sa prospérité, décide subitement de tout remettre en cause. Après avoir mené ses sujets à la réussite, la vieille reine s'en va, en abandonnant ses plus précieux trésors : stocks de nourriture, quartiers lotis, palais somptueux, réserves de cire, de propolis, de pollen, de miel, de gelée royale. Et elle les laisse à qui ? A des nouveau-nés féroces.
Accompagnée de ses ouvrières, la souveraine quitte la ruche pour s'installer dans un ailleurs incertain où elle ne parviendra probablement jamais.

Quelques minutes après son départ, les enfants abeilles se réveillent et découvrent leur ville déserte. Chacun sait d'instinct ce qu'il a à faire. Les ouvrières asexuées se précipitent pour aider les princesses sexuées à éclore. Les belles au bois dormant accroupies dans leurs capsules sacrées connaissent leur premier battement d'aile.
Mais la première en état de marcher affiche d'emblée un comportement meurtrier. Elle fonce vers les autres princesses abeilles et les lamine de ses petites mandibules. Elle empêche les ouvrières de les dégager. Elle transperce ses sœurs de son aiguillon venimeux.

Plus elle tue, plus elle s'apaise. Si une ouvrière veut protéger un berceau royal, la princesse première réveillée pousse alors un « cri de rage abeille », très différent du bourdonnement qu'on perçoit généralement aux abords d'une ruche. Ses sujettes baissent alors la tête en signe de rési gnation et laissent les crimes se poursuivre.


Parfois une princesse se défend et on assiste à des combats de princesses. Mais, fait étrange, lorsqu'il ne reste plus que deux princesses abeilles qui se battent en duel, elles ne se retrouvent jamais en position de se percer mutuellement de leur dard. Il faut à tout prix qu'il y ait une survivante. Malgré leur rage de gouverner, elles ne prendront jamais le risque de mourir simultanément toutes deux et de laisser la ruche orpheline. La dernière et unique princesse survivante sort alors de la ruche pour se faire féconder en vol par les mâles. Un cercle ou deux autour de la Cité et elle revient pour commencer à pondre.

Bernard Werber - ESRA

 

Jfais dans le monde animalier en ce qui concerne l'encyclopédie t'as remarqué ?

Stitch, animal particulier

10:10 Publié dans ESRA | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : esra, bernard werber, abeilles

 
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