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16/07/2008

Musique construite : la fugue

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La fugue est une évolution par rapport au canon. Si, dans le canon, on œuvre toujours sur un seul thème "torturé" dans tous les sens pour voir comment il interagit avec lui-même, dans la fugue on peut trouver plusieurs thèmes.

La fugue est plutôt une progression qu'une répétition.

La première voix se présente et annonce le thème de base.
La seconde voix arrive ensuite quatre tons plus haut ou trois tons plus bas pour compléter le thème. Lorsque la première voix a terminé son premier thème, elle attaque un contre-thème.
La troisième voix peut alors apparaître et jouer sur le thème de la première voix, celui de la seconde voix ou le contre-thème de la première voix.

Les combinaisons sont plus complexes.

Au final, une fois que chaque voix a exploré sa zone et les interactions avec les autres zones, tout le monde se retrouve au point de départ et on rappelle le thème premier.

L'une des plus belles architectures de fugue est celle de l'Offrande musicale de Bach. Comme beaucoup de fugues, elle part en do mineur. Mais à la fin, par un tour de passe-passe qui n'a d'égal que ceux des prestidigitateurs, le morceau se termine en ré mineur. Et ce sans que l'oreille de l'auditeur puisse repérer le moment de la transition !

Grâce à ce système de "saut" d'une tonalité, on pourrait continuer à l'infini à répéter L'Offrande musicale sur toutes les notes de la gamme. "Ainsi en est-il de la gloire du roi qui ne cesse de monter en même temps que la modulation", expliquait Bach. Bach dont le nom signifie par le meilleur des hasards "ruisseau" en allemand.

Le summum de l'œuvre fuguesque est L'Art de la fugue, dans lequel Bach, juste avant de mourir, a voulu expliquer au commun des mortels sa technique de progression musicale, en partant de la simplicité pour aller vers la complexité absolue. Il a été cependant arrêté en plein élan par des problèmes de santé ( il était presque aveugle ). Cette fugue est donc inachevée.


Notons cependant que Bach l'a signée en utilisant les quatre lettres de son nom pour en faire l'un des derniers thèmes musicaux.

En allemand, B correspond à la note si. A correspond au la, C au do et quant au H, il signifie si simple ( contrairement au B qui est un si bémol ).
Bach = si bémol, la, do, si.


Bach était à l'intérieur même de sa musique et comptait sur elle pour s'élever comme un roi vers l'infini.

Bernard Werber - ESRA

 

Avec tout ça j'ai toujours pas écouté le canon que Lecteur m'a conseillé ... c'est pas sérieux !

 

Stitch, qui part à la recherche des morceaux cités

10:10 Publié dans ESRA | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : bernard werber, fugue, bach

09/07/2008

Musique construite : le canon

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En musique, le "canon" est une structure de construction musicale très intéressante. Exemples : "Frère Jacques" ou "Vent frais, vent du matin" ou "Maudit sois-tu carillonneur" ou le "canon de Pachelbel".

Le canon est construit autour d'un thème unique dont on explore toutes les facettes en le confrontant à lui-même.
Au début, la première voix présente le thème. Puis après un temps prédéterminé, la seconde voix répète ce thème. Une troisième voix le reprend encore.

Pour que l'ensemble fonctionne, il faut que chaque note puisse jouer trois rôles :
1 - Fabriquer la mélodie de base.
2 - Ajouter un accompagnement à la mélodie de base.
3 - Ajouter un accompagnement à l'accompagnement et à la mélodie de base.

Il s'agit donc d'une construction à trois niveaux où chaque élément est à la fois vedette, second rôle et figurant selon son emplacement.

On peut sophistiquer le canon sans ajouter une note, simplement en modifiant la hauteur dans les aigus et dans les graves.

On peut encore sophistiquer le canon en faisant démarrer la deuxième voix d'une demi-octave. Si la première voix est en do, la seconde sera en sol. Si la première voix est en ré, la seconde sera en la. Si la première voix est en mi, la seconde sera en si.

On peut toujours sophistiquer le canon en intervenant sur la rapidité du chant. Plus vite : pendant que la première voix interprète la mélodie, la deuxième voix la répète deux fois à toute vitesse. Plus lentement : pendant que la première voix interprète la mélodie, la deuxième voix l'interprète deux fois plus lentement.
La troisième voix pourra de même augmenter ou diminuer encore le thème. Ce qui donnera un effet d'expansion ou de concentration.

On peut encore sophistiquer le canon en inversant la mélodie.
Chaque fois que l'on monte dans le thème principal, la deuxième voix descend. Et ce pour toutes les notes du thème.

La technique de canon la plus complexe est celle du "canon à écrevisse", ainsi nommé parce que les notes se déplacent comme des écrevisses : à reculons.

Certains canons sont de véritables énigmes où il est très difficile de découvrir la loi modifiant le thème principal. Bach était très friand de ce genre de "jeu".

Bernard Werber - ESRA

 

Toi je sais pas, mais perso je connais pas le canon de Pachelbel ( tellement que je veux absolument l'appeler Pechebel ) et le carillonneur j'avoue que c'est limite ... y m'reste plus que le refrain en fait :P

 

Stitch, capable de chanter en canon mais pas bien longtemps !

18/06/2008

Paradoxe d'Epimenide

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A elle seule, la phrase
 
 "cette phrase est fausse"
 
constitue le paradoxe d'Epimenide.
 
Quelle phrase est fausse? Cette phrase.
Si je dis qu'elle est fausse, je dis la vérité.
Donc elle n'est pas fausse.
Donc elle est vraie.
La phrase renvoie à son propre reflet inversé.
Et c'est sans fin
 
Bernard Werber - ESRA
 
 
Interessant comme phrase hein ?
 
 
Stitch, paradoxe à lui tout seul

 
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