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10/12/2006

L'A.C du ( long ) wikènde, la deuxième ( et probablement dernière ) suite !

medium_AbstraitSang_S1.2.jpgBon ... on disait que l'hébergeur et bin y pouvait pas pondre des pages qui font des kilomètres, donc on ouvre un 3ème sujet tout pareil que les 2 avants :P

Marly Gomont de Kamini

Dédicacé à tous ceux qui viennent des p’tits patelins,
Ces p’tits patelins paumés pour qui personne n’a jamais rappé,
Même pas un flow,
Ces p’tits patelins paumés que même la France elle sait pas qu’ils sont là chez elle,
Les p’tits patelins paumés que personne ne connaît, même pas Jean-Pierre Pernault *sanglots*

J’m’appelle Kamini,
J’ viens pas de la Téci,
J’viens d’un p’tit village qui s’appelle Marly Gomont,
Alors qu’on monte sur le beat hein, le beat hein qui fait Ta da da da din,

A Marly Gomont, y’a pas d’béton,
65 ans la moyenne d’âge dans les environs,
1 terrain d’tennis, 1 terrain de basket,
3 jeunes dans l’village donc pour jouer c’est pas chouette,
J’viens d’un village paumé dans l’Aisne, en Picardie,
Facilement , 95 % de vaches, 7 % d’habitants, et parmi eux,
Une seule famille de noirs, fallait qu’ce soit la mienne, putain un vrai cauchemar.
J’ai dit à mon père
« On aurait pu aller s’installer à Moscou, non? On aurait pas trop été dépayser par la température et ni par les gens ».
Il m’a répondu : « hé et comment ça, mais tu te moques de moi toi, mais ça va aller hein »
Tu parles, j’avais 6 ans, premier jour d’école et ben j’ai chialé à cause d’ces p’tits cons là bas, t’sais comment y m’ appelait ? « Hé bamboula, Hé Petito, Hé Bamboula, Hé l’Noiraude hé ».
Dans la bouche des enfants, réside bien souvent la vérité des parents.

Refrain x2

J’viens pas d’la cité,
Mais le beat est bon,
J’viens pas d’Panam,
Mais d’Marly Gomont

Y’a pas d’bitume là bas,
C’est qu’des pâtures,
mais c’là n’empêche que j’ai croisé pas mal d’ordures.

A Marly Gomont, les gens y parlent pas verlan,
« Y parlent à l’endroit comme ça, c’est ben suffisant » *accent Chti*
Des fois y t’aiment bien
« J’aime pas les arabes hein, J’aime pas les Noirs, mais toi j’t’aime bien, même si t’es Noir »
D’temps en temps, y font d’la politique aussi, avec plein de philosophie.
« D’façon moi j’dis, tous des pourris hein».
Dans les p’tits patelins, faut pas être cardiaque, ah ouais sinon t’es mal,
Faut traverser vingt village en tout 50 bornes pour trouver un hôpital que dale,
Là bas y’a rien c’est les patures.
Des fois y’a un match de foot le dimanche.
Le stade c’est une pâture, sur lequel les lignes sont tracées, les buts sont montés et les filets et dans l’équipe du coin,
Y’a toujours un mec qui s’fait surnommer Kéké « Allez Kéké, Allez Kéké »
Si c’est pas Kéké dans l’équipe d’en face, y’a toujours un mec qui s’appelle Biquette « Allez Biquette, allez biquette »

Une journée type dans l’coin, le facteur, un tracteur et rien... 'fin si une vache d’temps en temps

Refrain x2 :

J’viens pas d’la cité,
Mais le beat est bon,
J’viens pas d’Panam,
Mais d’Marly Goumont

Y’a pas d’bitume là bas,
C’est qu’des pâtures,
mais c’là n’empêche que j’ai croisé pas mal d’ordures.

Et à l’école maternelle, j’étais l’seul black,
Et dans l’putain d’collège, j’étais l’seul black,
Et dans l’putain d’lycée, j’étais l’seul black,
De la maternelle au lycée, toujours autant d’claques
Qui s’perdaient dans la nature ou dans la raison,
Papa m’disait toujours « c’est bien, faut pas s’battre, hein fiston »
Mais moi j’voulais m’revolter, mais là bas, y’a rien à cramer
Y’a qu’un bus pour le lycée, c’est l’même pour le centre aéré,
Pas la peine d’aller bruler, l’ voiture du voisin,
Les gens y z’en ont pas, y z’ont tous des mobylettes,
En plus el’ boulangerie, elle est à 8 kilomètres,
8 kilomètres ? tout les matins ? à mobylette ?
Il est parti où Vincent, il est parti en catimini ?
Ah ben non, pas de ça chez nous hein, l’parti en mobylette hein.
Parti en mobylette hein, l’métro des p’tits patelins,
C’est l’ beat hein, le beat hein qui fait Ta da da da din,

Dédicacé à tous ceux qui viennent des p’tits patelins,
Les p’tits patelins paumés où c’est la misère
Là où ya rien à faire là où tout est ferme,
Ces p’tits patelins paumés que personne ne connaît, même pas Jean-Pierre Pernault *sanglots*

Refrain x4 :

J’viens pas d’la cité,
Mais le beat est bon,
J’viens pas d’Panam,
Mais d’Marly Gomont

Y’a pas d’bitume là bas,
C’est qu’des pâtures,
mais c’là n’empêche que j’ai croisé pas mal d’ordures

 

100% VIP de Katherine

Toi t'es trop V.I.P
Ca le fait, ça le fait ,
ça le fait , ça le fait
GRAVE
T'es vraiment V.I.P
Tu le sais, tu le sais,
Tu le sais, tu le sais,
Enlève ces bottes Gucci
C'est trop frais
Week-end en ferrari
Ces cadeaux V.I.P
100% V.I.P
Ca le fait, ça le fait,
ça le fait , ça le fait
Super génial trop top
inouï trop beau groovy trop frais
cheesy classieux
stylé funquy drôle
samedi trop cool
extra sympa puissant
dément piscine villa
champagne taxi
hifi dolby botoxe
glamour sexy crazy
inouï, classique
C'est vraiment du groovy
cque tu fais cque tu fais
en t-shirt à mali
t'es OK, t'es OK, t'es OK, t'es OK,

77 ... suivant !

 

Quatre murs et un toit de Bénabar

Un terrain vague, de vagues clôtures, un couple divague sur la maison future. On s’endette pour trente ans, ce pavillon sera le nôtre, et celui de nos enfants corrige la femme enceinte. Les travaux sont finis, du moins le gros œuvre, ça sent le plâtre et l’enduit et la poussière toute neuve.

Le plâtre et l’enduit et la poussière toute neuve.

Des ampoules à nu pendent des murs, du plafond, le bébé est né, il joue dans le salon. On ajoute à l’étage une chambre de plus, un petit frère est prévu pour l’automne. Dans le jardin les arbres aussi grandissent, on pourra y faire un jour une cabane.

On pourra y faire un jour une cabane.

Les enfants ont poussé, ils sont trois maintenant, on remplit sans se douter le grenier doucement. Le grand habite le garage pour être indépendant, la cabane, c’est dommage, est à l’abandon. Monsieur rêverait de creuser une cave à vins, Madame préfèrerait une deuxième salle de bain.

Ça sera une deuxième salle de bain.

Les enfants vont et viennent chargés de linge sale, ça devient un hôtel la maison familiale. On a fait un bureau dans la p’tite pièce d’en haut, et des chambres d’amis, les enfants sont partis. Ils ont quitté le nid sans le savoir vraiment, petit à petit, vêtement par vêtement.

Petit à petit, vêtement par vêtement.

Ils habitent à Paris des apparts sans espace, alors qu’ici il y’a trop de place. On va poser tu sais des stores électriques, c’est un peu laid c’est vrai, mais c’est plus pratique. La maison somnole comme un chat fatigué, dans son ventre ronronne la machine à laver.

Dans son ventre ronronne la machine à laver.

Les petits enfants espérés apparaissent, dans le frigo, on remet des glaces. La cabane du jardin trouve une deuxième jeunesse, c’est le consulat que rouvrent les gosses. Le grenier sans bataille livre ses trésors, ses panoplies de cow-boys aux petits ambassadeurs, qui colonisent pour la dernière fois la modeste terre promise, quatre murs et un toit. Cette maison est en vente comme vous le savez, je suis, je me présente, agent immobilier. Je dois vous prévenir si vous voulez l’acheter, je préfère vous le dire cette maison est hantée. Ne souriez pas Monsieur, n’ayez crainte Madame, c’est hanté c’est vrai mais de gentils fantômes. De monstres et de dragons que les gamins savent voir, de pleurs et de bagarres, et de copieux quatre-heures, “finis tes devoirs”, “il est trop lourd mon cartable”, “laisse tranquille ton frère”, “les enfants : à table !”.

Écoutez la musique, est-ce que vous l’entendez ?

 

Félicie Aussi de Fernandel 

C'est dans un coin du bois d'Boulogne
Que j'ai rencontré Félicie
Elle arrivait de la Bourgogne
Et moi j'arrivais en Taxi
Je trouvais vite une occasion
D'engager la conversation

Il faisait un temps superbe
Je me suis assis sur l'herbe
Félicie aussi
J'pensais les arbres bourgeonnent
Et les gueules de loup boutonnent
Félicie aussi
Près de nous sifflait un merle
La rosée faisait des perles
Félicie aussi
Un clocher sonnait tout proche
Il avait une drôle de cloche
Félicie aussi

Afin d'séduire la petite chatte
Je l'emmenai dîner chez Chartier
Comme elle est fine et délicate
Elle prit un pied d'cochon grillé
Et pendant qu'elle mangeait le sien
J'lui fit du pied avec le mien

J'pris un homard sauce tomates
Il avait du poil au pattes
Félicie aussi
Puis une sorte de plat aux nouilles
On aurait dit une andouille
Félicie aussi
Je m'offris une gibelotte
Elle embaumait l'échalotte
Félicie aussi
Puis une poire et des gaufrettes
Seulement la poire était blette
Félicie aussi

L'Aramon lui tournant la tête
Elle murmura " quand tu voudras "
Alors j'emmenai ma conquête
Dans un hôtel tout près de là
C'était l'hotêl d'Abyssinie
Et du Calvados réuni

J'trouvai la chambre ordinaire
Elle était pleine de poussière
Félicie aussi
Je m'lavai les mains bien vite
L'lavabo avait une fuite
Félicie aussi
Sous l'armoire y avait une cale
Car elle était toute bancale
Félice aussi
Y avait un fauteuil en plus
Mais il était rempli d'puce
Félicie aussi
Et des draps de toiles molles
Me chatouillaient les guiboles
Félicie aussi !

 

Le Tango Corse
   
Au bal du petit Ajaccio
On ne dans pas le mambo
Ni le bi-bop, ni la biguine
Mais un vrais tango d'origine
   
Le tango Corse, c'est un tango conditionné
Le tango Corse, c'est de la sieste organisée
On se déplace pour être sur qu'on ne dort pas
On se prélasse, le tango Corse c'est comme ça !
   
Quand Dominique est fatigué
De voir les autres travailler
Il s'accorde un peu de repos
Juste le temps d'un petit tango.
   
Le tango Corse, c'est un tango conditionné
Le tango Corse, c'est l'avant goût de l'oreiller
Le Dominique se croit déjà en pyjama
C'est magnifique, le tango Corse c'est comme ça.
   
Un jour des musiciens du nord
On joué trop vite et trop fort
Un vrai tango de salarié !
On ne les a jamais retrouvés !
   
Le tango Corse, c'est un tango sélectionné
Le tango Corse, pour les courageux fatigués
Chacun s'étire en même temps que l'accordéon
Et l'on soupire, le tango Corse que c'est bon !
   
Quand a bout de forces
On va s'étendre une heure ou deux
Le tango Corse, c'est encore là
Qu'on le danse le mieux !

 

Mélodie Pour Elodie de Michel Sardou

Sur cette musique-là
Avec la même intro
Qui n'en finit pas
Toujours dans l'ombre
Tu n'aimais pas que l'on se voie
Alors dans l'ombre
Chacun pour soi

Une mélodie pour Elodie
Une petite fille de mes amis
Qui avait une drôle de maman
Avant ...
On s'est aimé comme on s'envole
Sur une musique et des paroles
Deux météores au firmament
Passant ...
Une mélodie pour Elodie
Et pour deux années de ma vie
Qui sont passées comme en rêvant
Deux ans ...

Sur cette musique-là
Avec un vieux chanteur
Qui trafiquait sa voix
L'un contre l'autre
Enlacés pour une autre fois
L'un contre l'autre
Chacun pour soi

Une mélodie pour Elodie
Une petite fille de mes amis
Qui avait une drôle de maman
Avant ...
Une chanson tendre pour qu'elle m'entende
Pour qu'elle se souvienne en passant
D'un vieil hôtel d'un océan
Du vent ...
On s'est aimé comme on s'envole
Sur une musique et des paroles
On s'est réveillés différents
D'avant ...

 

Le France

Quand je pense à la vieille anglaise
Qu'on appelait le "Queen Mary"
Echouée si loin de ses falaises
Sur un quai de Californie

Quand je pense à la vieille anglaise
J'envie les épaves englouties
Longs courriers qui cherchaient un rêve
Et n'ont pas revu leur pays

Ne m'appelez plus jamais "France"
La France elle m'a laissé tomber
Ne m'appelez plus jamais "France"
C'est ma dernière volonté

J'étais un bateau gigantesque
Capable de croiser mille ans
J'étais un géant j'étais presque
Presqu'aussi fort que l'océan

J'étais un bateau gigantesque
J'emportais des milliers d'amants
J'étais la France qu'est-ce qu'il en reste
Un corps mort pour des cormorans

Ne m'appelez plus jamais "France"
La France elle m'a laissé tomber
Ne m'appelez plus jamais "France"
C'est ma dernière volonté

Quand je pense à la vieille anglaise
Qu'on appelait le "Queen Mary"
Je ne voudrais pas finir comme elle
Sur un quai de Californie

Que le plus grand navire de guerre
Ait le courage de me couler
Le cul tourné à Saint-Nazaire
Pays breton où je suis né

Ne m'appelez plus jamais "France"
La France elle m'a laissé tomber
Ne m'appelez plus jamais "France"
C'est ma dernière volonté 

 

les Ricains 

Si les ricains n'étaient pas là
Vous seriez tous en Germanie
A parler de je ne sais quoi
A saluer je ne sais qui

Bien sûr les années ont passé
Les fusils ont changé de mains
Est-ce une raison pour oublier
Qu'un jour on en a eu besoin

Un gars venu de Géorgie
Qui se foutait pas mal de toi
Est v'nu mourir en Normandie
Un matin où tu n'y étais pas

Bien sûr les années ont passé
On est devenus des copains
A l'amicale du fusillé
On dit qu'ils sont tombés pour rien

Si les ricains n'étaient pas là
Vous seriez tous en Germanie
A parler de je ne sais quoi
A saluer je ne sais qui

 

Il Jouait du piano debout de France Gall

Ne me dites pas que ce garçon étai t fou
Il ne vivait pas comme les autres, c'est tout
Et pour quelles raisons étranges
Les gens qui n'sont pas comme nous
Ca nous dérange

Ne me dites pas que ce garçon n'valait rien
Il avait choisi un autre chemin
Et pour quelles raisons étranges
Les gens qui pensent autrement
Ca nous dérange
Ca nous dérange

Il jouait du piano debout
C'est peut-être un détail pour vous
Mais pour moi, ça veut dire beaucoup
Ca veut dire qu'il était libre
Heureux d'être là malgré tout
Il jouait du piano debout
Quand les trouillards sont à genoux
Et les soldats au garde à vous
Simplement sur ses deux pieds
Il voulait être lui, vous comprenez

Il n'y a que pour la musique, qu'il était patriote
Il s'rait mort au champ d'honneur pour quelques notes
Et pour quelles raisons étranges
Les gens qui tiennent à leurs rêves
Ca nous dérange

Lui et son piano, ils pleuraient quelque fois
Mais quand les autres n'étaient pas là
Et pour quelles raisons bizarres
Son image a marqué ma mémoire
Ma mémoire

Il jouait du piano debout
C'est peut-être un détail pour vous
Mais pour moi ça veut dire beaucoup
Ca veut dire qu'il était libre
Heureux d'être là malgré tout
Il jouait du piano debout
Il chantait sur des rythmes fous
Et pour moi ça veut dire beaucoup
Ca veut dire essaie de vivre
Essaie d'être heureux, ça vaut le coup 

 

Spéciale Jean Jacques Goldman ! ( dédicace a Serval ;) )

Tournent les Violons de Goldman 

Grande fête au château il y a bien longtemps
Les belles et les beaux, nobliaux, noble sang
De tout le royaume on est venu dansant

Tournent les vies oh tournent les vies oh tournent et s'en vont
Tournent les vies oh tournent les violons

Grande fête aux rameaux et Manon a seize ans
Servante en ce château comme sa mère avant
Elle porte les plateaux lourds à ses mains d'enfant

Tournent les vies oh tournent les vies oh tournent et s'en vont
Tournent les vies oh tournent les violons

Le bel uniforme, oh le beau lieutenant
Différent des hommes d'ici blond et grand
Le sourire éclatant d'un prince charmant

Tournent les vies oh tournent les vies oh tournent et s'en vont
Tournent les vies oh tournent les violons

Redoublent la fête et les rires et les danses
Manon s'émerveille en remplissant les panses
Le bruit, les lumières, c'est lui qui s'avance

Tournent les vies oh tournent les vies oh tournent et s'en vont
Tournent les vies oh tournent les violons

En prenant son verre auprès d'elle il se penche
Lui glisse à l'oreille en lui frôlant la hanche
"Tu es bien jolie" dans un divin sourire

Tournent les vies oh tournent les vies oh tournent et s'en vont
Tournent les vies oh tournent les violons

Passent les années dures et grises à servir
Une vie de peine et si peu de plaisir
Mais ce trouble là brûle en ses souvenirs

Tournent les vies oh tournent les vies oh tournent et s'en vont
Tournent les vies oh tournent les violons

Elle y pense encore et encore et toujours
Les violons, le décor, et ses mots de velours
Son parfum, ses dents blanches, les moindres détails

Tournent les vies oh tournent les vies oh tournent et s'en vont
Tournent les vies oh tournent les violons

En prenant son verre auprès d'elle il se penche
Lui glisse à l'oreille en lui frôlant la hanche
Juste quatre mots, le trouble d'une vie
Juste quatre mots qu'aussitôt il oublie

Tournent les vies oh tournent les vies oh tournent et s'en vont
Tournent les vies oh tournent les violons

Elle y pense encore et encore et toujours
Elle y pense encore et encore et toujours

Tournent les vies oh tournent les vies oh tournent et s'en vont
Tournent les vies oh tournent les violons

Tournent les vies oh tournent les vies oh tournent et s'en vont
Tournent les vies oh tournent les violons

 

Né en 17 à Leidenstadt

{Refrain:}
Et si j'étais né en 17 à Leidenstadt
Sur les ruines d'un champ de bataille
Aurais-je été meilleur ou pire que ces gens
Si j'avais été allemand ?

Bercé d'humiliation, de haine et d'ignorance
Nourri de rêves de revanche
Aurais-je été de ces improbables consciences
Larmes au milieu d'un torrent

Si j'avais grandi dans les docklands de Belfast
Soldat d'une foi, d'une caste
Aurais-je eu la force envers et contre les miens
De trahir: tendre une main

Si j'étais née blanche et riche à Johannesburg
Entre le pouvoir et la peur
Aurais-je entendu ces cris portés par le vent
Rien ne sera comme avant

On saura jamais c'qu'on a vraiment dans nos ventres
Caché derrière nos apparences
L'âme d'un brave ou d'un complice ou d'un bourreau?
Ou le pire ou plus beau ?
Serions-nous de ceux qui résistent ou bien les moutons d'un troupeau
S'il fallait plus que des mots ?

{au Refrain}

Et qu'on nous épargne à toi et moi si possible très longtemps
D'avoir à choisir un camp

 

Là-bas 

Là-bas
Tout est neuf et tout est sauvage
Libre continent sans grillage
Ici, nos rêves sont étroits
C'est pour ça que j'irais là-bas

Là-bas
Faut du coeur et faut du courage
Mais tout est possible à mon âge
Si tu as la force et la foi
L'or est à portée de tes doigts
C'est pour ça que j'irais là-bas

N'y va pas
Y'a des tempêtes et des naufrages
Le feu, les diables et les mirages
Je te sais si fragile parfois
Reste au creux de moi

On a tant d'amour à faire
Tant de bonheur à venir
Je te veux mari et père
Et toi, tu rêves de partir

Ici, tout est joué d'avance
Et l'on n'y peut rien changer
Tout dépend de ta naissance
Et moi je ne suis pas bien né

Là-bas
Loin de nos vies, de nos villages
J'oublierai ta voix, ton visage
J'ai beau te serrer dans mes bras
Tu m'échappes déjà

Là-bas
J'aurai ma chance, j'aurai mes droits
N'y va pas
Et la fierté qu'ici je n'ai pas
Là-bas
Tout ce que tu mérites est à toi
N'y va pas
Ici, les autres imposent leur loi
Là-bas

Je te perdrai peut-être là-bas
N'y va pas
Je me perds si je reste là
Là-bas
La vie ne m'as pas laissé le choix
N'y va pas
Toi et moi, ce sera là-bas ou pas
Là-bas
Tout est neuf et tout est sauvage
N'y va pas
Libre continent sans grillage
Là-bas
Beau comme on n'imagine pas
N'y va pas
Ici, même nos rêves sont étroits
Là-bas
C'est pour ça que j'irais là-bas
N'y va pas
On ne pas laissé le choix
Là-bas
Je me perds si je reste là
N'y va pas
C'est pour ça que j'irais là-bas

N'y va pas...

 

Puisque tu pars

Puisque l'ombre gagne
Puisqu'il n'est pas de montagne
Au-delà des vents, plus haute que les marches de l'oubli
Puisqu'il faut apprendre
A défaut de le comprendre
A rêver nos désirs et vivre des ainsi-soit-il
Et puisque tu penses
Comme une intime évidence
Que parfois même tout donner n'est pas forcément suffire
Puisque c'est ailleurs
Qu'ira mieux battre ton coeur
Et puisque nous t'aimons trop pour te retenir
Puisque tu pars

Que les vents te mènent où d'autres âmes plus belles
Sauront t'aimer mieux que nous puisque
l'on ne peut t'aimer plus
Que la vie t'apprenne
Mais que tu restes le même
Si tu te trahissais, nous t'aurions tout à fait perdu
Garde cette chance

Que nous t'envions en silence
Cette force de penser que le plus beau
reste à venir
Et loin de nos villes
Comme octobre l'est d'avril
Sache qu'ici reste de toi
comme une empreinte
indélébile

Sans drame, sans larme
Pauvres et dérisoires armes
Parce qu'il est des douleurs,
qui ne pleurent qu'à l'intérieur
Puisque ta maison, aujourd'hui c'est l'horizon
Dans ton exil, essaie d'apprendre à revenir
Mais pas trop tard

Dans ton histoire, garde en mémoire
Notre au revoir, puisque tu pars

J'aurais pu fermer, oublier toutes ces portes
Tout quitter sur un simple geste,
mais tu ne l'as pas fait
J'aurais pu donner tant d'amour et tant de force
Mais tout ce que je pouvais,
ça n'était pas encore assez
Pas assez, pas assez, pas assez...

 

A Nos Actes Manqués

A tous mes loupés, mes ratés, mes vrais soleils
Tous les chemins qui me sont passés à côté
A tous mes bateaux manqués, mes mauvais sommeils
A tous ceux que je n'ai pas été

Aux malentendus, aux mensonges, à nos silences
A tous ces moments que j'avais cru partager
Aux phrases qu'on dit trop vite et sans qu'on les pense
A celles que je n'ai pas osées
A nos actes manqués

Aux années perdues à tenter de ressembler
A tous les murs que je n'aurais pas su briser
A tout c'que j'ai pas vu tout près, juste à côté
Tout c'que j'aurais mieux fait d'ignorer

Au monde, à ses douleurs qui ne me touchent plus
Aux notes, aux solos que je n'ai pas inventés
Tous ces mots que d'autres ont fait rimer et qui me tuent
Comme autant d'enfants jamais portés
A nos actes manqués

Aux amours échouées de s'être trop aimé
Visages et dentelles croisés justes frôlés
Aux trahisons que j'ai pas vraiment regrettées
Aux vivants qu'il aurait fallu tuer

A tout ce qui nous arrive enfin, mais trop tard
A tous les masques qu'il aura fallu porter
A nos faiblesses, à nos oublis, nos désespoirs
Aux peurs impossibles à échanger

A nos actes manqués

 

Il changeait la vie 

C'était un cordonnier, sans rien d'particulier
Dans un village dont le nom m'a échappé
Qui faisait des souliers si jolis, si légers
Que nos vies semblaient un peu moins lourdes à porter

Il y mettait du temps, du talent et du coeur
Ainsi passait sa vie au mileu de nos heures
Et loin des beaux discours, des grandes théories
A sa tâche chaque jour, on pouvait dire de lui
Il changeait la vie

C'était un professeur, un simple professeur
Qui pensait que savoir était un grand trésor
Que tous les moins que rien n'avaient pour s'en sortir
Que l'école est le droit qu'a chacun de s'instruire

Il y mettait du temps, du talent et du coeur
Ainsi passait sa vie au mileu de nos heures
Et loin des beaux discours, des grandes théories
A sa tâche chaque jour, on pouvait dire de lui
Il changeait la vie

C'était un p'tit bonhomme, rien qu'un tout p'tit bonhomme
Malhabile et rêveur, un peu loupé en somme
Se croyait inutile, banni des autres hommes
Il pleurait sur son saxophone

Il y mit tant de temps, de larmes et de douleur
Les rêves de sa vie, les prisons de son coeur
Et loin des beaux discours, des grandes théories
Inspiré jour après jour de son souffle et de ses cris
Il changeait la vie

 

Comme toi 

Elle avait les yeux clairs et la robe en velours
A côté de sa mère et la famille autour
Elle pose un peu distraite au doux soleil
de la fin du jour

La photo n'est pas bonne mais l'on peut y voir
Le bonheur en personne et la douceur d'un soir
Elle aimait la musique, surtout Schumann
et puis Mozart

Comme toi..
Comme toi..
Comme toi que je regarde tout bas
Comme toi qui dors en rêvant à quoi
Comme toi..

Elle allait à l'école au village d'en bas
Elle apprenait les livres, elle apprenait les lois
Elle chantait les grenouilles
Et les Princesse qui dorment au bois

Elle aimait sa poupée, elle aimait ses amis
Surtout Ruth et Anna et surtout Jérémi
Et ils se marieraient un jour peut-être à Varsovie

Comme toi..
Comme toi..
Comme toi que je regarde tout bas
Comme toi qui dors en rêvant à quoi
Comme toi..

Elle s'appelait Sarah elle n'avait pas huit ans
Sa vie, c'était douceur, rêves et nuages blancs
Mais d'autres gens en avaient décidé autrement

Elle avait tes yeux clairs et elle avait ton âge
C'était une petite fille sans histoire et très sage
Mais elle n'est pas née comme toi,
ici et maintenant

Comme toi..
Comme toi..
Comme toi que je regarde tout bas
Comme toi qui dors en rêvant à quoi
Comme toi..

stitch, qui trouve cette dernière chanson absolument magnifique ! ... suivant !

 

New born de Muse

link it to the world
link it to yourself
strech it like a birth squeeze
the love for what you hide
the bitterness inside
is growing like the newborn
when you've seen,seen
too much too young, young
soulless is everywhere

hopeless time to roam
the distance to your home
fades away to nowhere
how much are your worth
you can't come down to earth
you're swelling up-you're unstoppable
'cause you've seen,seen
too much too young, young
soulless is everywhere

[chorus]
destroy the spineless show me it's real
wasting our last chance
to come away
just break
the silence
'cause i'm drifting away
away from you

yeah link it to the world
link it to yourself
strech it like it's a birth
squeeze
and the love for what you hide
and the bitterness inside
is growing like the newborn
when you've seen,seen
too much young, young
soulless is everywhere

[chorus]

Oo, oo-waaah



Kyle's Mom Is A Bitch de Eric Cartman


WEEEEEEELLLLL!!!!
Well, Kyle's mom is a big fat bitch,
she the biggest bitch in the whole wide world.
She's a stupid bitch, if there ever was a bitch.
She's a bitch to all the boys and girls.

On Monday, she's a bitch. On Tuesdays, she's a bitch
and Wednesday through Saturday, she's a bitch.
Then Sunday, just to be different,
she's a super Kinkameihameiha biatch.

Have you ever met my friend Kyle's mom?
She's the biggest bitch in the whole wide world.
She's a mean old bitch and has stupid hair.
She's a bitch, bitch, bitch, bitch, bitch, bitch, bitch.

Bitch, bitch, bitch, bitch, bitch, bitch, bitch, bitch she's astupid bitch.
(Woo!) Kyle's mom's a bitch and she's just a dirty bitch.

Talk to kids around the world it might go a little bit somethinglike this

(unspeakable passage)

Have you ever met my friend Kyle's mom?
She's the biggest bitch in the whole wide world.
She's a mean old bitch and has stupid hair.
She's a bitch, bitch, bitch, bitch, bitch, bitch, bitch.
*gasp*
Bitch, bitch, bitch, bitch, bitch, bitch, bitch, bitch she's astupid bitch.
Kyle's mom's a bitch and she's just a dirty bitch.

I really mean it...
Kyle's Mom....She's a big fat fucking bitch.
Big old fat fucking bitch Kyle's Mom....Yeah
chaaaah!

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